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L’idée de la Trêve olympique, l’«ekecheiria», provient de la profonde conviction que le sport et les idéaux olympiques peuvent contribuer à la création d’un monde meilleur et pacifique. Toute initiative en faveur du dialogue, de la réconciliation, de la compréhension mutuelle, de la solidarité et de la paix constitue les principaux objectifs des efforts entrepris. La Trêve olympique, un effort de l’humanité entière, a pour but de souligner l’importance du respect d’une coexistence pacifique.
La Grèce a décidé de participer activement aux efforts communs en vue de l’édification d’un monde pacifique, au-delà des idéaux représentés par les Jeux olympiques et l’Olympiade culturelle, en ravivant l’antique tradition de la Trêve olympique.
La Trêve olympique revêt de l’importance car elle associe l’ampleur du mouvement olympique, la crédibilité du mouvement sportif et l’enthousiasme des nouvelles générations – et pas seulement – à travers le monde, qui souhaitent coopérer pour la paix sous l’égide du mouvement olympique. L’objectif est de faire rejaillir l’esprit et le dynamisme de ces mouvements sur des problèmes de tension qui affectent le monde et d’y apporter des solutions dans le monde entier.
Cet effort doit être perçu en tant que redécouverte et renaissance de l’esprit des Jeux olympiques. La Trêve fait partie intégrante de la tradition olympique. En la remettant sur le devant de la scène, l’on attribue aux Jeux olympiques une nouvelle dimension, une puissance, de nouvelles perspectives.
La notion de Trêve Olympique est inéluctablement liée aux Jeux olympiques de la Grèce antique. A partir du septième jour avant l’ouverture des Jeux jusqu’au septième après leur terme, les hostilités cessaient afin de permettre aux athlètes, aux artistes et aux spectateurs de voyager jusqu’à Olympie, pour participer aux Jeux et retourner dans leur patrie en toute sécurité.
Le Comité olympique international, en coopération avec la Grèce, a inauguré le 24 juillet 2000, une Organisation non gouvernementale siégeant en Grèce : le Centre international pour la Trêve olympique. Le Président du Centre international pour la Trêve olympique est M. Jacques Rogge et le vice-président, le ministre des Affaires étrangères grecques, M. Georges A. Papandréou. Avec la Fondation internationale pour la Trêve olympique, siégeant à Lausanne, le Centre introduit, sur la scène mondiale, la Trêve olympique, un outil unique pour la promotion de la paix et de la compréhension mutuelle entre les peuples.
- Le mouvement pour la cessation universelle des hostilités à partir du septième jour avant l'ouverture des Jeux olympiques jusqu’au septième jour suivant leur clôture.
- Le mouvement qui offre l’occasion de rechercher des moyens de dénouement pacifique dans des zones de tension.
- Le mouvement qui, durant les « Olympiades », c’est-à-dire la période entre les Jeux, définira les conditions de la Trêve par l’intermédiaire du sport, de la culture et de la promotion des idéaux olympiques.
Les activités du Centre revêtent une dimension régionale et universelle. Elles se concentrent dans des régions précises qui font face à la menace ou à la réalité des affrontements, alors qu’elles s’adressent en même temps à la communauté mondiale pour la promotion de la Trêve. Ces activités sont en plein essor au cours de la période où se déroulent les Jeux olympiques, mais le moment de la Trêve se définit au cours d’une période entre les Jeux.
Les actions du Centre ont pour objectif le maintien de la Trêve olympique, le soutien humanitaire aux sociétés locales qui souffrent d’affrontements violents, la mise en place de conditions favorables au dialogue après l’application de la Trêve entre les belligérants et la diffusion universelle d’une civilisation pacifique.
Le Centre international pour la Trêve olympique établit des ponts de communication, d’aide humanitaire et culturelle. Cet objectif est atteint grâce au sport, à la culture et aux idéaux olympiques ; également par le biais d’un réseau mondial de collaboration avec la famille olympique, les comités d’organisation des Jeux olympiques, les organisations internationales, les gouvernements et les organisations non gouvernementales et, avant tout, les jeunes, citoyens du monde.
En décembre 2001, l’Assemblée générale de l’Organisation des Nations Unies a adopté une décision-appel en faveur du respect de la Trêve olympique et de la garantie du droit de transit pour tous les participants aux Jeux olympiques de Salt Lake City. Le texte de la décision, déposé par les Etats-Unis, a été adopté par les 170 pays membres des Nations Unies.
La « Déclaration à titre personnel des personnalités pour le soutien de l’idée de la Trêve olympique » constitue un appel symbolique, sans aucune obligation. Cela concerne tous les Jeux à venir, indépendamment de l’endroit et de leur date d’organisation. L’initiative de la Déclaration de la Trêve olympique a été annoncée officiellement lors de la cérémonie de l’allumage de la flamme olympique pour les XVIIIèmes Jeux olympiques d’hiver, le 19 novembre 2001, à Olympie.
La Déclaration a été initialement signée par les ministres des Affaires étrangères des pays de l’Europe de Sud-Est et, jusqu'à présent, plus de 80 personnalités ont signé, à titre personnel, parmi lesquelles des Chefs d’états, des Présidents d’Assemblées, des ministres des Affaires étrangères, des chefs religieux, des dirigeants d’Organisations internationales et d’autres éminentes personnalités du monde entier.
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