L’Allemagne « pourrait être d’accord » avec le projet de Constitution européenne mis au point par la Convention, à quelques différences près, a déclaré le chancelier Gerhard Schröder jeudi à Berlin, tenant à féliciter Valéry Giscard d’Estaing pour la tâche « difficile et sérieuse » qu’il a menée à bien. A l’issue d’un entretien axé sur la préparation du sommet de Thessalonique, le Président du Conseil européen, le Premier ministre Costas Simitis, pour sa part, a estimé que le projet avancé est « la meilleure formule de compromis possible et applicable pour le moment ».
M. Schröder, soulignant « la très grande satisfaction de son gouvernement » pour le « travail excellent » accompli par la présidence grecque, a relevé que l’objectif politique est que la Conférence Intergouvernementale achève son œuvre avant les élections européennes de 2004 et a souligné que le projet de la Convention servira de « base de discussions » pour la CIG.
Se référant d’autre part à l’initiative « des quatre » en matière de politique de défense, il a noté que la procédure est ouverte à tout autre membre de l’UE qui souhaite y adhérer. Répondant d’autre part à une question sur les relations transatlantiques, M. Schröder a souligné que les relations UE-USA « se fondent sur des valeurs communes », ce qui permet d’envisager les divergences de vue « dans un esprit amical ».
Quant à la perspective de bâtir une politique européenne étrangère et de défense, le chancelier a observé que « les Européens doivent pouvoir régler de leur propre chef ce qui se passe sur leur continent, sans que ceci ne porte préjudice à l’Alliance. Il faut en effet que l’Europe possède sa propre identité, tout en faisant partie de l’OTAN, et donc, tout en contribuant à son renforcement et non à son affaiblissement ».
Répondant par ailleurs à une question sur la réforme de la PAC, M. Simitis a précisé que ce dossier ne sera pas abordé au sommet de Thessalonique.
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