L’importance du sommet de Thessalonique au regard de l’avancement des concertations sur l’avenir de l’Europe a été mise en relief par le président du Conseil européen, le Premier ministre Costas Simitis, mardi à la Haye.
Dans sa conférence de presse à l’issue de ses entretiens avec son homologue J.P. Balkenende, M. Simitis a souligné que « les décisions prises dans le cadre de la Convention détermineront la vitesse à laquelle nous pourrons parvenir au résultat, de sorte que, lors des élections européennes de 2004, nous puissions avoir une nouvelle Constitution, une chose indispensable».
Au cours de l’entretien qualifié de « très fructueux », le premier ministre a informé son homologue hollandais sur les sujets à l’agenda du sommet, comme la politique extérieure, de sécurité et défense commune, les relations transatlantiques, les Balkans occidentaux et l’immigration clandestine.
De son côté, M. Balkenende a développé les positions de son pays et, en venant à la Convention, il a indiqué que la Hollande préfère le maintien de la présidence tournante. Dans le cas contraire, elle souhaite une solution de compromis dont l’acceptation dépendra des diverses conditions. « Nous ne pouvons accepter un renforcement démesuré du Conseil, au détriment de la Commission ou du Parlement. Tout dépendra des prérogatives qui seront attribuées au président du Conseil européen et du rôle qui sera réservé aux autres instances », a expliqué le premier ministre hollandais.
|